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J’ai une maison tout électrique des années 1990, que puis-je faire ?

Les maisons de ce type sont moyennement isolées et chauffées avec une énergie chère, toutes les solutions ne seront pas forcément rentables ou intéressantes. Retrouvez nos conseils dans cette fiche.

Est-il raisonnable de rénover au niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation) ?

Oui, ce rapport du bureau d’études ’Enertech notamment le démontre. Ces exemples de réalisation le prouvent également.

Néanmoins, cela n’est pas forcément chose facile, les contraintes dans l’ancien sont prégnantes mais la situation existante peut aussi apporter des avantages. C’est notamment le cas de l’inertie apportée par l’habitat traditionnel en pierre ou en pisé.

Peut-on rénover une maison traditionnelle (en pierre, pisé…) au niveau basse consommation ?

C’est possible. Il est primordial de veiller à ce que la rénovation ne vienne pas perturber l’équilibre de l’existant. Cet équilibre concerne la structure bien entendu, mais également les matériaux et la gestion de l’humidité.

Financièrement, est-ce rentable de rénover basse consommation ?

La réponse est oui, dans la plupart des cas.

Cas pratique :
Un foyer de 4 personnes, habite une maison des années 80 de 120 m2, qui consomme environ 200 kWh/m2/an.
En 2016, cette consommation représente environ 2 000 € par an contre 1 400 € en 2006, ce qui correspond à une augmentation de 6 % par an.

Le foyer envisage d’investir 45 000 € pour des travaux de rénovation énergétique.
Grâce à ces travaux, la consommation du foyer va passer à 50 kWh/m2/an, et atteindre ainsi un niveau basse consommation.

On remarque que dans ce cas, il suffit d’une dizaine d’années pour rentabiliser ce projet, sans compter un meilleur confort, et une plus-value non négligeable sur le foncier.(Voir étude sur la valeur verte des logements .

Vous pouvez retrouver le détail de ce cas pratique sur notre fiche dédiée.

Simulez la facture énergétique de ce foyer, ou du vôtre, sur 20 ans avec 6 % d’augmentation par an, avec notre outil :

N’hésitez à prendre un rendez-vous pour effectuer une simulation personnalisée et gratuite

Le triple vitrage, le double-flux et le solaire thermique sont-ils obligatoires pour rénover un bâtiment basse consommation ?

Un bâtiment fonctionne en général sur la base des mécanismes compensatoires. On veut isoler mais on a besoin de lumière, il faut donc des vitrages. On veut des bâtiments étanches mais pour respirer il faut renouveler l’air, il faut donc un système de ventilation.

Pour être performant, un bâtiment doit essayer de pousser l’ensemble des curseurs au maximum. Il n’y a pas de solution unique et des alternatives existent pour répondre aux contraintes financières et techniques. Néanmoins, dans un bâtiment basse consommation  , l’eau chaude sanitaire peut représenter 50 % des consommations totales. Une solution efficace est donc nécessaire. Le bureau d’études Enertech propose un panel de solutions de référence qui, mises en application, assureront les performances d’un bâtiment basse consommation. Des bureaux d’études thermiques peuvent vous aider à arbitrer ces choix.

Puis-je bénéficier d’un label pour ma rénovation basse consommation ?

Oui, le label EFFINERGIE se décline également pour la rénovation avec BBC EFFINERGIE RENOV.

Un bâtiment basse consommation est étanche. Une maison étanche est-elle saine ?

L’imperméabilité à l’air consiste à "maîtriser les flux d’air qui circulent à travers des orifices volontaires (bouches de ventilation et entrées d’air) et limiter les flux incontrôlés, qui peuvent être source de pathologies, d’inconfort, et de gaspillage d’énergie". Il ne s’agit en aucun cas de confiner les occupants dans un « sac plastique », mais au contraire de leur procurer de l’air de qualité en quantité suffisante mais sans excès. La ventilation assurera la bonne qualité de l’air intérieur.
Mais on peut tout de même ouvrir les fenêtres dans un logement basse consommation ! 10 minutes par jour grand ouvert et les radiateurs éteints, sont suffisantes pour aérer correctement une maison sans trop perdre d’énergie.

Un bâtiment basse consommation c’est quoi au juste ? Un bâtiment passif c’est mieux ?

Proposition de définition : « les bâtiments passif sont des bâtiments qui, par des dispositifs de conception et de construction, permettent de profiter au maximum des apports de chaleur passifs interne et externe et minimisent le recours à l’utilisation d’énergie pour le chauffage et ou le rafraîchissement. »
Un bâtiment basse consommation est un bâtiment qui utilise des dispositifs passifs pour être performant.

Je constate une différence entre mon calcul thermique conventionnel et ma consommation réelle, est-ce normal ?

Un calcul thermique est forcément un calcul conventionnel. Il est basé sur des valeurs climatiques, de construction et de comportement qui sont théoriques. De la même manière, il est rare de consommer avec sa voiture exactement la consommation pour laquelle elle est vendue. 5 causes principales peuvent induire un écart de consommation :

  • de mauvaises hypothèses pour le calcul thermique (mauvaise prise en compte du climat, perméabilité à l’air trop ambitieuse...) ;
  • une mauvaise mise en œuvre : absence d’isolant, défaut d’étanchéité à l’air etc. ;
  • un problème de rendement d’appareil : la production de chaleur ou d’eau chaude sanitaire fonctionne avec un rendement inférieur à celui prévu. Le défaut peut venir de la fabrication ou de la mise en œuvre ;
  • un climat exceptionnel sur une année donnée ;
  • un problème de comportement. Les calculs réglementaires sont effectués sur la base de convention y compris concernant le comportement. La température intérieure de consigne considérée est de 19°C, comme l’impose la loi.

Si vous chauffez à 23°C et / ou les fenêtres ouvertes, il y a aura nécessairement un écart.
Les écarts sont donc probables. La recherche des causes sera de toute façon longue et fastidieuse. Le jeu en vaut-il la chandelle financièrement ? Des assureurs se posent aujourd’hui sérieusement cette question, notamment en envisageant d’intégrer la performance thermique à la garantie décennale.

Les professionnels savent-ils construire en basse consommation ? Savent-ils faire des bâtiments étanches à l’air ?

Avec la réglementation thermique 2012, les niveaux de performance sont montés d’un cran par rapport à la celle de 2005. Le test d’étanchéité à l’air est obligatoire. En 2020, les bâtiments seront des bâtiments à énergie positive. Les professionnels doivent donc se former et faire évoluer leurs pratiques s’ils souhaitent continuer à exercer avec les nouvelles exigences qui leur sont imposées. L’Espace INFO->ÉNERGIE du Rhône recense des professionnels s’intéressant à cette question et en mesure de présenter des références. À tous les niveaux, les professionnels ont accès à des formations pour acquérir ou perfectionner leur savoir en matière de performance énergétique.

Dans un bâtiment basse consommation, fait-il trop chaud l’été ?

C’est un risque possible. Un bâtiment basse consommation utilise des apports passifs. Des vitrages sud ou une serre solaire mal dimensionnée, peuvent conduire à des surchauffes. De la même manière, la surchauffe peut survenir l’hiver ou à la mi-saison lorsqu’avec de mauvais organes de régulation, le chauffage continue de fonctionner alors que les apports solaires sont importants. Ce risque étant connu, on peut donc l’appréhender facilement et par des méthodes passives.

Est-il possible de mettre un poêle à bois en respectant la parfaite étanchéité à l’air de mon bâtiment basse consommation ?

Un bâtiment basse consommation est un bâtiment étanche à l’air. Pour des raisons de rendement et de santé (production de monoxyde de carbone), il est indispensable que les appareils à combustion possèdent leur propre entrée d’air. Ces entrées d’air peuvent ne pas altérerl’étanchéité à l’air du bâtiment.

Puis-je chauffer mon logement avec un simple poêle ?

Dans un bâtiment basse consommation, les besoins de chauffage sont faibles. Les poêles à bois bûche ou poêles à granulés rayonnent leur chaleur dans un périmètre restreint. Dans un bâtiment très bien isolé et en présence d’une ventilation double flux, ils augmentent généralement considérablement leur champ d’action. Par ailleurs, dans un bâtiment basse consommation un "effet tunnel sur les coûts" est recherché. Il s’agit de minimiser l’investissement dans le système de chauffage alors que l’on a optimisé (et donc dépensé un peu plus) dans la conception d’une enveloppe thermique performante. Il n’est donc plus nécessaire de dépenser 10, 20, 30 000 € dans un système de chauffage. Les exemples sont nombreux aussi bien en construction qu’en rénovation.

Pourquoi rénover ?

Rénover son logement, c’est l’occasion de se lancer dans une réhabilitation thermique et d’améliorer la performance énergétique de son habitat.
Voici les 8 premières bonnes raisons de se lancer dans la rénovation énergétique performante :
1. Pour faire des économies de chauffage importantes et durables
2. Pour avoir un logement confortable
3. Parce que c’est techniquement faisable
4. Parce que c’est un investissement rentable
5. Pour valoriser son patrimoine
6. Pour devenir indépendant des fluctuations du prix de l’énergie
7. Pour contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre
8. Parce que de nombreuses aides financières existent

Mais qu’est-ce qu’une rénovation énergétique performante ?

Les logements anciens consomment en moyenne 220 kWh/m2/an pour se chauffer.
On considère que l’on peut ramener cette consommation à 50 kWh/m2/an et ainsi obtenir un logement rénové performant.

Comparaison des consommations de chauffage en fonction du niveau de performance du bâtiment
Ceci correspond à une division par 4 des consommations existantes, soit 75 % d’économie d’énergie.

Techniquement, comment rénover à basse consommation ?

D’abord réduire les besoins de chauffage

  • isoler les parois opaques (toiture, murs, plancher)
  • mettre en place des menuiseries performantes
  • traiter les points singuliers (bonne étanchéité à l’air, réduction des ponts thermiques...)
  • ventiler de manière performante

Ensuite

  • employer des systèmes de production de chauffage et d’eau chaude performants

Pour vous aider dans votre démarche vous pouvez, si vous le souhaitez, télécharger le guide suivant :

Renovation Thermique Performante
Renovation Thermique Performante

L’isolation des parois peut-elle engendrer ou résoudre des problèmes d’humidité ?

Les matériaux de construction ont des comportements qui varient face à l’humidité.
Lorsque l’on entreprend des travaux d’isolation, il est nécessaire de prendre en compte l‘humidité de la paroi afin que cette isolation soit durable.

Si le mur connaît déjà des problèmes d’humidité, il est alors nécessaire de résoudre préalablement le problème d’humidité du mur avant de procéder à des travaux d’isolation : amélioration du renouvellement d’air à l’aide d’une ventilation mécanique, mise en place d’un drain, réalisation de l’étanchéité des arases et trottoirs ou toiture, traitement électromagnétique…

S’ils supportent sans dommage la présence d’air chargé de vapeur d’eau, beaucoup de matériaux de construction voient leurs performances ou leur durabilité dégradées en cas de présence trop importante et / ou trop longue d’eau liquide. C’est le cas des isolants et de certaines structures qui leur sont associées.

La présence d’eau dans les isolants peut :
- diminuer leur pouvoir isolant ;
- les déstructurer de façon irréversible en cas de dégât des eaux (exemple des laines minérales peu denses) ;
- engendrer des moisissures si l’humidité persiste et impacter la qualité de l’air intérieur.

Les règles d’or pour limiter les risques d’humidité dans les parois
- Diagnostiquer pour détecter les éventuelles sources de surcharge d’humidité
- Traiter tout problème d’humidité visible ou supposé avant de procéder
à l’ajout de matériaux
- Toujours installer un système de ventilation respectant les débits
hygiéniques réglementaires
- Favoriser l’utilisation de matériaux perméables à la vapeur d’eau
- Pour les parois humides ou comportant un risque avéré, veiller à la
continuité capillaire et donc l’usage de matériaux capillaires (indispensable
pour des parements extérieurs où le risque de condensation est élevé)

Pour aller plus loin, consulter le dossier suivant.

PDF - 1,9 Mo
Isolation et humidité
 (PDF - 1,9 Mo)

Faut-il mettre du triple vitrage au sud ?

Pertes de chaleur

Un triple vitrage est plus isolant qu’un double vitrage, c’est indéniable. La déperdition thermique de chaleur sera donc moins importante avec un triple vitrage qu’avec un double quel que soit son orientation. Le Uw d’un triple vitrage est meilleur qu’un double.

Gain de chaleur

Les vitrages au sud ont également pour fonction de laisser passer les rayons lumineux pour qu’ils chauffent le logement, ce sont les apports passifs. Il est fréquent d’entendre que le triple vitrage laisserait moins passer les rayons lumineux et donc permettrait de moins bénéficier des apports passifs. Ainsi, il ne serait pas souhaitable de les installer au sud. Dans ce cas, il faut prendre en compte le facteur solaire du vitrage, c’est-à-dire sa capacité à laisser passer de l’énergie lumineuse. Certains triple vitrage ont un facteur solaire identique à un double vitrage, approchant 60 %, c’est-à-dire que le vitrage laisse passer 60 % de l’énergie lumineuse. Ce facteur solaire est noté ainsi : g = 0,6 ou FS = 0,6 ou SC = 0,6.

Sur le plan thermique, la réponse est donc oui. Sur le plan financier, il convient d’évaluer le surcoût du triple vitrage par rapport au double. Sur le plan technique, le poids du triple vitrage peut parfois constituer une problématique supplémentaire sur certains chantiers, notamment en rénovation.

Faut-il isoler le plancher bas au même niveau que les murs donnant sur l’extérieur ?

Concernant un plancher bas sur vide sanitaire, la réponse est oui. En effet, cette paroi donne sur l’extérieur. Souvent très ventilé (et cela vaut mieux), le plancher bas peut constituer une déperdition thermique notable elle est, par ailleurs, de l’ordre de 10 à 40 % des déperditions totales dans un logement correctement isolé.

Concernant un plancher bas sur terre plein reposant à même la terre, la réglementation préconise alors la pose d’un isolant périphérique pour limiter les déperditions par le pont thermique. Néanmoins au cœur de l’hiver, le sol en surface, ou même à 20 / 30 cm de profondeur, est très froid. Selon les régions, il peut même atteindre des températures négatives.
Ainsi, pour un plancher à température ambiante à 19°C, passer de la résistance thermique minimale imposée par la réglementation à la valeur cible pour un bâtiment performant permet d’économiser 270 € par an.
La même comparaison pour un plancher chauffant (à 28°C) sur terre plein permet d’économiser 404 €.
Ces calculs sont détaillés dans ce document.

PDF - 371,7 ko
Calcul isolation plancher bas
 (PDF - 371,7 ko)

Concernant l’aspect thermique, la réponse est donc oui, il est important d’isoler le plancher bas au même niveau que les murs.

Concernant l’aspect économique, les gains sont importants. Il convient donc de comparer ces gains au surcoût engendré par la solution optimale. Le surcoût se justifie grâce à un temps de retour assez court (surtout si l’on applique une augmentation annuelle du prix de l’énergie).

Concernant l’aspect technique, il est assez compliqué de trouver des solutions permettant d’intégrer une forte épaisseur d’isolant sur un terre plein. C’est pourquoi, dans la construction neuve, la réalisation de vide sanitaire est souvent préférée. En rénovation, il sera opportun de poser une épaisseur maximale d’isolant.

La question de l’inertie ?
En été, un plancher en terre plein offrira plus de fraîcheur en étant en contact direct avec le sol, bien plus frais que l’air extérieur. Un plancher isolé, s’il est correctement épargné par le rayonnement   solaire direct, restera néanmoins frais, au même titre que les murs extérieurs. Ce potentiel bénéfice en confort d’été ne semble pas pouvoir compenser des gains thermiques importants en hiver. C’est pourquoi il paraît essentiel d’isoler les plancher bas au même niveau que les murs donnant sur l’extérieur.