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Les équipements

Les équipements, malgré leur diversité, sont reliés par deux points communs : la consommation d’énergie liée à leur fonctionnement et le fait qu’ils devront être détruits ou recyclés en fin de vie.

La volonté du consommateur de satisfaire de plus en plus ses besoins ou ses envies conduit à une multiplication des équipements.

Parallèlement à cette multiplication, les fabricants, sous la contrainte de directives, tendent à améliorer l’impact environnemental des appareils qu’ils produisent.

Alors entre avancées technologiques et multiplication des équipements, quel est le bilan environnemental ? Le consommateur a-t-il un rôle à jouer pour influencer le résultat de ce bilan ?

 - Cabinet SIDLER - ENERTECH
Cabinet SIDLER - ENERTECH

Le froid

Le froid, un dévoreur d’énergie

La conservation des aliments nécessite l’intervention d’équipements spécifiques. La production de froid s’avère dévoreuse d’énergie mais en se penchant sérieusement sur l’achat, l’utilisation et l’entretien des appareils, il est possible de réduire au maximum cette consommation. Plusieurs études conduites par Olivier SIDLER et le cabinet Enertech, dont certaines menées dans le cadre de programmes européens, se sont penchées sur les consommations électrodomestiques et notamment celles du poste froid ménager. Les principales conclusions à retenir sont les suivantes :
- *le premier poste de consommation spécifique d’électricité d’un logement est toujours la production de froid ménager ;
- *la consommation moyenne du poste froid s’élève en 2007 à 636 kWh/an/logement pour une moyenne de 1,5 appareil par logement ;
- *grâce aux évolutions technologiques, cette consommation a baissé de 40 % depuis 1995 et de 16 % depuis 1999 ;
- *lié au comportement des consommateurs, le volume moyen des réfrigérateurs a augmenté de près de 50 % entre 1995 et 2007.

Les comportements éco-responsables

L’effort des industriels, notamment sous la contrainte de directives européennes, a permis de réduire considérablement les consommations énergétiques des appareils du froid. Les consommateurs, par leur comportement, peuvent eux aussi aider à réduire la consommation de ce poste. Les quelques recommandations suivantes permettent d’avoir un comportement économe :
- *ne pas placer un appareil de froid à proximité d’une source de chaleur ;

Conseils pour ranger son réfrégirateur - quapa.com
Conseils pour ranger son réfrégirateur
quapa.com


- *autant que possible, placer le congélateur dans un endroit non chauffé (cagibi, cave, etc.) mais en prenant garde à sa classe climatique   pour son bon fonctionnement (par exemple, un appareil de classe N posera problème dans une cave à une température inférieure à +16°C.). Un appareil de froid placé dans une pièce à 23°C consomme près de 40 % d’électricité en plus que dans une pièce à 18°C ;
- *ne pas placer d’aliments encore chauds dans un appareil de froid ;
- *couvrir les plats cuisinés, sinon ils entraînent une formation de givre importante ;
- *surveiller le niveau de givre dans le congélateur : au delà de 3 mm, le givre crée une isolation et engendre une surconsommation pouvant aller jusqu’à 30 % ;
- *optimiser le rangement dans le réfrigérateur et le congélateur. Cette opération permet de minimiser le temps d’ouverture. Il est également important d’enlever les produits de leur emballage d’origine (film plastique, carton, etc.) qui filtrent le froid ;

- *espacer suffisamment les aliments afin que l’air circule librement ;
- *placer un thermomètre dans le réfrigérateur et le congélateur. Une température de 5°C minimum est suffisante pour une bonne conservation des aliments dans le réfrigérateur et de – 18°C pour un congélateur. Chaque degré en moins par rapport à ces températures conseillées consomme 5 % d’énergie en plus ;
- *dépoussiérer régulièrement les grilles arrières du réfrigérateur afin que la chaleur s’évacue correctement ;
- *préférer une décongélation dans le réfrigérateur plutôt qu’au four à micro-ondes. L’opération est plus longue mais le gain d’énergie important, d’autant plus que le réfrigérateur "récupère" le froid lors de la décongélation ;

Joints réfrigérateur
Joints réfrigérateur


- *vérifier régulièrement l’étanchéité des joints du réfrigérateur / congélateur. L’apparition rapide du givre est souvent synonyme de joints usés. Pour le vérifier, il suffit de fermer la porte sur une feuille de papier : si elle est retirée facilement, les joints sont à changer. Cette ’’maintenance’’ permet d’économiser environ 10 % sur la consommation de l’appareil.

Pour aller plus loin

  • Groupement Interprofessionnel des Fabricants d’Appareils d’Equipement Ménager : GIFAM

Le lavage

Le lave-linge


Pendant sa durée de vie, le lave-linge consomme en eau et en électricité l’équivalent de son coût d’achat. Comme pour tous les appareils électroménagers, l’utilisateur peut limiter ces consommations en se penchant sérieusement sur l’achat, l’utilisation et l’entretien des appareils.

La campagne de mesure réalisée par le cabinet ENERTECH en 2007 dans le cadre du programme REMODECE permet de tirer les conclusions suivantes :

  • la moyenne des consommations annuelles des lave-linge s’établit à 169 kWh/an ;
  • un lavage à 30°C consomme 3 fois moins d’énergie qu’un lavage à 90°C ;
  • entre 1995 et 2007, la consommation électrique annuelle moyenne des laves-linge a baissé de près de 30 %.

Les appareils les plus performants sur le marché français, c’est à dire avec des étiquettes énergie (lien interne choix) qui les classent dans la catégorie A+, consomment pour les basses températures environ 0,90 kWh/cycle d’électricité et 45 L/cycle d’eau.

Le sèche-linge, l’ogre énergétique !

Difficile d’aborder la question des consommations du lave-linge sans aborder celle des consommations de l’appareil qui lui est souvent associé : le sèche-linge !
À lui seul, le sèche-linge peut représenter jusqu’à 450 kWh de consommations électriques annuelles soit autant que les consommations annuelles cumulées du lave-linge et du lave-vaisselle.

Le lave-vaisselle

Même si c’est à d’autres fins, l’utilisation du lave-vaisselle s’apparente à celle du lave-linge. Un échantillon d’appareils a également été évalué lors de la campagne de mesure REMODECE en 2007, en voici les résultats :

  • la moyenne des consommations annuelles des laves-vaisselle s’établit à 273 kWh/an ;
  • un cycle chaud consomme en moyenne 1,25 kWh par cycle ;
  • les cycles à 60°C consomment 27 % de plus que les cycles à 50°C.

Les appareils les plus performants sur le marché français, (cf. étiquette énergie) lien interne choix, pour un modèle 12 couverts avec l’option touche éco consomment par cycle 0,85 kWh d’électricité et 10 litres d’eau.

Les comportements éco-responsables

Les bonnes pratiques à l’usage réduisent l’impact de l’utilisation de ces équipements. En voici un éventail :

  • ne faire fonctionner les appareils que lorsqu’ils sont parfaitement pleins pour éviter de multiplier les cycles ;
  • favoriser les cycles courts et à basse température en utilisant les options éco (jusqu’à 45 % d’électricité économisée entre un cycle éco et un cycle « traditionnel »). Les produits de lavage se sont également améliorés et agissent très bien à basse température ;
  • privilégier les lessives éco-labellisées, elles sont de plus en plus nombreuses et faciles à trouver ;
    Ecolabel EU
    Ecolabel EU
  • nettoyer régulièrement les filtres des appareils ;
  • dans le cas d’une récupération des eaux de pluie dans une cuve de stockage, utiliser cette eau pour alimenter le lave-linge ;
  • essorer le linge à grande vitesse et le sécher autant que possible à l’air libre pour éviter le recours au sèche-linge ;
  • faire sécher la vaisselle à l’air libre au lieu d’utiliser la fonction séchage du lave-vaisselle ;
  • dans le cas d’une production de l’eau chaude sanitaire par un chauffe-eau solaire, étudier la possibilité de brancher le lave-vaisselle sur une arrivée d’eau chaude ;
  • dans le cas d’une double tarification Heures Pleines / Heures Creuses, utiliser les appareils pendant les heures creuses. C’est plus économique et cela évite de grossir le pic de consommation des heures de pointe.

Pour aller plus loin

Site du cabinet SIDLER – ENERTECH

Plaquettes de l’ADEME   « les équipements électriques »

L’audiovisuel

Le poste audiovisuel et l’effet rebond

L’évolution des consommations du poste audiovisuel est très significative de l’effet rebond. Les progrès technologiques tendant à rendre les équipements plus efficaces laissaient présager une baisse des consommations énergétiques. Or, les économies générées sont annulées et même inversées par l’arrivée de nouveaux appareils et la modification du comportement des usagers.

Le graphe ci-dessous présente l’évolution des consommations du poste audiovisuel lors de trois campagnes de mesures réalisées entre 1995 et 2007.

La consommation des téléviseurs

Les progrès technologiques ont permis d’améliorer l’efficacité énergétique de la plupart des téléviseurs alors que les consommations pour cet appareil sont en augmentation constante.

Voici des éléments pour expliquer cette tendance :

  • L’augmentation de la taille des écrans. Alors que la taille moyenne de la diagonale des écrans cathodiques étaient de 70 cm, celle des téléviseurs LCD est de 80 cm et celle des téléviseurs plasma de 110 cm.
  • L’augmentation de la durée d’utilisation. Entre 1995 et 2007, la durée d’utilisation des téléviseurs est en hausse de +15 %.

La consommation des périphériques

Les périphériques audiovisuels sont de plus en plus nombreux. Au-delà de la question de l’utilité de chacun de ces appareils, se pose la question de l’usage de ceux-ci. Les différents lecteurs, disques durs, démodulateurs, amplificateurs audio, etc., sont souvent conservés en veille alors que leur utilisation se résume à quelques heures par semaine. Partant de cette observation, on constate que la plupart de ces appareils consomment plus d’énergie en veille qu’en fonctionnement.

Prenons l’exemple d’un lecteur DVD standard qui fonctionnerait 6 h/semaine. Sa puissance de veille est de l’ordre de 3 W et sa puissance en fonctionnement de l’ordre de 20 W. À partir de ces hypothèses, l’appareil standard consommerait 4 fois plus en veille qu’en fonctionnement.

Les comportements éco-responsables

Les paragraphes précédents mettent largement en avant le rôle des consommateurs pour limiter les consommations énergétiques du poste audiovisuel.
Voici quelques bonnes pratiques pour s’assurer le comportement le plus éco-responsable possible :

  • se poser la question de la nécessité de remplacer ses appareils fonctionnant encore,
  • choisir une diagonale d’écran pour le téléviseur d’une façon raisonnée,
  • ne pas laisser les appareils en veille.

Pour aller plus loin

Site du cabinet Sidler – Enertech

L’informatique

Le poste informatique

Constat

Plus de périphériques donc plus de veilles, des tailles d’écran en forte augmentation : le standard de 15’’ est passé au standard de 21’’, des durées de fonctionnement très élevées, ce sont autant d’ingrédients qui portent aujourd’hui la consommation annuelle moyenne du poste informatique à près de 400 kWh soit plus de deux fois la consommation d’un réfrigérateur A+.

Quelques idées reçues

  • En éteignant et rallumant trop souvent mon ordinateur, je vais l’abîmer plus vite !

Tout dépend de ce qu’on entend par « trop souvent ». Une absence de moins de 10 minutes de devant son poste ne justifie pas un arrêt de celui-ci. Par contre, une bonne programmation de sa mise en veille est à faire. Mais s’il s’agit de s’absenter pour la pause déjeuner ou faire ses courses, bien sûr, l’ordinateur doit être éteint. Tout est question de mesure !

  • Hors tension, l’ordinateur ne consomme pas !

Cela n’est vrai que si il est débranché de la prise de courant, si l’interrupteur souvent caché à l’arrière de l’unité centrale est sur la position 0 ou si la multiprise est éteinte ! Sinon il consomme environ 3 watts pour gérer l’horloge interne ou la connectivité réseau par exemple, qu’il soit éteint ou en veille prolongée.

Les comportements éco-responsables

Voici quelques bonnes pratiques pour s’assurer le comportement le plus éco-responsable possible :

  • utiliser une multiprise à interrupteur pour mettre hors tension tous les équipements du poste informatique afin d’en supprimer les consommations de veille ;
  • paramétrer la mise en veille de l’unité centrale et de l’écran ;
  • désactiver les fonctions Blue Tooth ou WiFi si vous ne les utilisez pas, elles consomment également de l’énergie ;
  • ne pas confondre économiseur d’écran et économiseur d’énergie. La fonction économiseur d’écran évite de conserver trop longtemps une image statique qui pourrait abîmer votre écran mais consomme autant voir plus d’énergie qu’en usage ;
  • choisir des appareils qui ont le label   Energy Star.

Pour aller plus loin

Site du cabinet SIDLER - ENERTECH

Site internet de la Communauté européenne - Energy Star

Rapport de la campagne de mesures du projet REMODECE

L’éclairage

Etat des lieux

Ne transformant que 5 % de l’électricité consommée en lumière, la lampe d’Edison plus connue sous le nom d’ampoule à incandescence a été retirée du marché à cause de son inefficacité énergétique. Trois grandes catégories d’ampoules se distinguent pour la remplacer :

  • les halogènes dites éco ;
  • les fluocompactes ;
  • les LEDs.

Les lampes halogènes-éco

Les lampes halogènes-éco sont celles qui ressemblent le plus aux historiques lampes à incandescence. Elles ont la même forme, s’allument instantanément, produisent une lumière chaude mais consomment presque autant que leurs ancêtres.

Les lampes fluocompactes

Les lampes fluocompactes offrent une gamme de choix si vaste et selon de si nombreux critères qu’il est difficile de les choisir. Ce sont actuellement les lampes qui proposent les meilleurs rendements en termes d’efficacité énergétique et de qualité de l’éclairage.

Les lampes à LED

Quant aux lampes à LED, elles ne sont pas encore complètement matures pour tous les usages résidentiels mais représentent sans nul doute la technologie de demain.

Les comportements éco-responsable

Critères de choix d’une ampoule

Le choix d’une ampoule est complexe. Il ne se limite pas au simple critère de consommation et doit prendre en compte le besoin spécifique selon les différents usages. Par exemple, le choix d’une ampoule sera nécessairement différent si sa destination est l’éclairage principal de la cuisine ou une lampe de chevet dans la chambre.

Les questions à se poser avant l’achat d’une ampoule
  • L’ambiance souhaitée est-elle plutôt chaleureuse ou tonique ?
  • La pièce à équiper est-elle allumée et éteinte fréquemment ?
  • L’ampoule est-elle positionnée sur un luminaire muni d’un variateur d’intensité ?
  • S’agit-il d’un éclairage pour effectuer une tâche ou pour une lumière d’ambiance ?
  • L’usage de la lumière nécessite-t-il un allumage maximum instantanément ?

La réponse à chacune de ces questions se traduit par un critère technique notifié sur les emballages. Mais encore faut-il savoir le trouver et surtout ce qu’il signifie.

Couleur, fréquence d’allumage et flux lumineux

La recherche d’une ambiance se traduit par la température de couleur de la source donnée en Kelvin. Les allumages et extinction à une fréquence élevée nécessite un type d’ampoule prévue pour résister à cette contrainte. Le niveau d’éclairement désiré, faible ou important, dépend du flux lumineux délivré par l’ampoule donné en lumens.

Au risque de dépenser 10 à 15 € pour un produit ne répondant pas ou mal aux besoins, pour faire le bon choix de lampes, mieux vaut bénéficier des conseils éclairés d’un conseiller des Espaces INFO->ÉNERGIE.

Raisonner en coût global pour l’achat d’une ampoule économique

Dans le résidentiel, la durée annuelle d’allumage d’une ampoule dans une pièce principale est généralement de 1 000 h. En comparant une ampoule halogène éco et une ampoule fluocompacte produisant le même flux lumineux, les coûts associés à la consommation électrique annuelle sont respectivement de 5,5 € et de 1,3 €.

En à peine plus d’une année, le surcoût d’achat pour la lampe fluocompacte est amortie. Il est impératif de raisonner en coût global et pas seulement en coût d’achat pour faire le bon choix.

Les consommations insoupçonnées

La chasse aux fuites !

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Etat des lieux et bonnes pratiques

On estime aujourd’hui qu’en France, la consommation moyenne de veille est de 500 kWh/logement/an, soit environ 11 TWh à l’échelle nationale, c’est à dire sensiblement la production de deux tranches nucléaires. A l’échelle d’un ménage, cette consommation inutile représente une dépense d’environ 60 €/an.
A l’aide d’un simple tableur, il est possible d’évaluer la consommation d’électricité engendrée par les veilles domestiques non gérées.

Selon le type d’appareil, son modèle et son année de conception, les puissances de veille peuvent assez largement varier.

Tableau des puissances de veille pour les appareils électriques

AppareilPuissance de veille (Watts)
POSTE AUDIOVISUEL
Téléviseurs cathodiques 3,1
Téléviseurs LCD 1,8
Téléviseurs plasma 1,6
Vidéoprojecteurs 6
Démodulateurs 6,4
Magnétoscopes 4,9
Lecteurs DVD 2,4
Chaînes Hi-Fi compactes 4,7
Homes-cinémas 2,7
Lecteurs CD 2,8
Amplificateurs Audio 1,2
Combinés magnétoscopes/DVD 3,8
Consoles de jeux 1,5
POSTE INFORMATIQUE
Unités centrales 3,2
Écrans LCD 3,2
Écrans cathodiques 1
Ordinateurs portables 2,1
Imprimantes jet d’encre 2,2
Imprimantes multifonctions 4,4

La consommation en veille alourdit la facture d’électricité alors qu’aucun Bloc Multiprise service n’est rendu. Il est difficile d’agir pour réduire la consommation de certains appareils en veille (système d’alarme, radio-réveil, table à induction...). Pour tous les autres, il est possible d’utiliser un bloc multiprises avec interrupteur. Ainsi, les appareils seront totalement hors tension et ne consommeront pas inutilement de l’électricité. De plus, le fait de supprimer la mise sous tension allonge la durée de vie des équipements.

Les fuites invisibles

Les chargeurs, tels que ceux des téléphones mobiles, continuent de consommer de l’énergie quand ils restent branchés, même si l’appareil n’est pas connecté à eux. Il est donc impératif de débrancher les chargeurs quand ils ne sont pas en fonctionnement. À titre de comparaison, laisser brancher en continu son chargeur de téléphone mobile reviendrait à laisser un robinet d’eau ouvert en permanence. Cette « fuite » correspond à une consommation inutile pouvant aller de 8 à 16 kWh/an. Lorsque l’on sait que la France compte près de 61,5 millions d’abonnés à la téléphonie mobile au 4e trimestre 2009, il est facile d’imaginer le gaspillage énergétique encouru si chaque consommateur ne prend pas garde de brancher son chargeur uniquement lorsqu’il l’utilise.

Évolution de la réglementation

Un règlement européen portant application de la directive 2005/32/CE s’attaque au manque d’efficacité énergétique des appareils électriques lié à leurs veilles. De nouvelles exigences en matière d’écoconception imposent depuis 2010, pour un grand nombre d’appareils, une limitation de la puissance des veilles à 1 ou 2 W selon le type. À partir de 2013, les exigences seront encore plus fortes avec un abaissement de ces puissances à 0,5 et 1 W.

Autres exemples de consommations insoupçonnées

Les circulateurs de chaudières individuelles

Toutes les chaudières individuelles à combustible, rappelons le, disposent d’une alimentation électrique. La campagne de mesure CIEL   réalisé en 1995 a été une des premières à révéler que le circulateur de la plupart de ces chaudières étaient improprement asservi et consommait beaucoup trop. Ainsi, la consommation électrique de chaudières murales à gaz peut quasiment être multipliée par six par rapport à un fonctionnement optimum et atteindre une valeur de l’ordre de 500 kWh/an. Le circulateur doit impérativement être asservi au thermostat d’ambiance pour éviter un fonctionnement inutile et un gaspillage énergétique. Le professionnel qui réalise la maintenance de votre installation est en mesure d’effectuer le réglage pour solutionner ce problème.

Ne pas connaître le scénario négaWatt

La « démarche négaWatt » s’appuie sur la sobriété énergétique dans nos usages individuels et collectifs de l’énergie, l’efficacité énergétique dans nos équipements et moyens de production et un recours affirmé mais maîtrisé aux énergies renouvelables  . À travers le choix et le mode d’utilisation de ses équipements, le consommateur peut appliquer au quotidien les deux premières étapes du scénario négaWatt. C’est pourquoi, sans connaître et donc sans appliquer quotidiennement cette démarche, le consommateur s’expose à souffrir de consommations excessives liées à l’utilisation de ses équipements.

Pour aller plus loin

Site du cabinet Sidler – Enertech

Site "synthèses de la législation de l’Union Européenne"

L’association négaWatt