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Le chauffage au bois : du progrès dans l’air

5 mai 2014

Comme toute combustion, le chauffage au bois est à l’origine d’émissions de polluants dans l’air. Il convient néanmoins de ne pas faire l’amalgame entre les différents appareils de chauffage au bois qui ne sont pas tous équivalents en matière d’émissions de particules.

Utilisé dans de mauvaises conditions, le chauffage au bois peut être source de pollutions, notamment de particules fines qui contribuent à dégrader la qualité de l’air extérieur. En Rhône-Alpes, c’est le chauffage au bois individuel qui représente en moyenne 45% des émissions totales de particules PM10*. Durant les jours de grand froid, lorsque les appareils indépendants sont fortement utilisés, cette contribution peut atteindre une part plus importante jusqu’à 75%.

Ce constat est le résultat d’un parc d’appareils extrêmement vétustes, peu performants, et très souvent utilisés dans de mauvaises conditions (foyer ouvert, mauvaise qualité du bois, mauvais entretien de l’appareil,…).

Cette situation n’est donc pas une fatalité !
Il est possible de réduire la pollution aux particules et de protéger ainsi notre santé et notre environnement en conciliant bois-énergie et qualité de l’air notamment en respectant les règles de bonnes pratiques autour des axes suivants :
1 - S’équiper d’un appareil performant et bien dimensionné,
2 - Brûler du bois de bonne qualité,
3 - Entretenir correctement et régulièrement son matériel.

Les installations de plus fortes puissances (dont les réseaux de chaleur au bois énergie   souvent mis en œuvre par les collectivités) ont un impact tout à fait insignifiant sur la qualité de l’air. Pour le département de l’Isère, ce type d’installations basé sur des technologies très performantes, représente moins de 1% des émissions de particules fines.

N’oublions pas que la filière bois énergie performante présente de nombreux avantages dont les principaux sont :

  • Limiter l’impact environnemental en diminuant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre,
  • Diminuer la sensibilité de la facture énergétique liée à l’augmentation du prix des énergies fossiles   ou fissiles,
  • Réinjecter une part importante de l’achat de l’énergie dans l’économie locale et participer à la structuration et au développement de la filière,
  • Contribuer à l’autonomie énergétique des territoires.

Retrouvez l’ensemble des recommandations sur le chauffage individuel au bois dans cette plaquette sur le bois-énergie et la qualité de l’air et sur le site internet d’Air Rhône-Alpes.

*PM10 : particules atmosphériques d’un diamètre inférieur à 10μm

Source : AGEDEN

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